Les artilleurs anglais font mouche

Il gèle très fort, le thermomètre oscillant entre –5° et –6°. Durant la nuit, le canon roule en direction de Deûlémont.

Toujours dans l’obscurité, le poste d’observation du Belvédère de Kemmel signale un mouvement inhabituel du côté de la ferme Maes à Houthem, sur le chemin de Dadizele. L’artillerie pilonne ce site utilisé comme dépôt de munitions allemandes. Au trente-neuvième obus, la ferme s’embrase et le dépôt explose, projetant des projectiles jusqu’à un kilomètre à la ronde. La nuit est tragique pour les habitants des environs.

Toute la journée, des troupes arrivent par petits détachements, avec chariots et matériel. Le vent de nord-est accentue encore la morsure du froid ; le soir, la neige tombe en rafales, par gros flocons. Par moments, on entend un tir dont la sonorité rappelle celui dirigé contre les avions.

À Dikkebus, les nouveaux canons géants tirent trois fois par jour. La déflagration est impressionnante et l’on perçoit l’explosion à l’impact environ une minute plus tard. Les projectiles, longs d’environ 1,30 mètre pour un diamètre proche de 38 centimètres, ont une teinte cuivrée ; ils sont roulés au sol depuis un camion qui en transporte une douzaine.

THE BRITISH ARMY ON THE WESTERN FRONT, 1914-1918 (Q 708) 12 inch howitzer on railway mounting of the 89th Siege Battery, Royal Garrison Artillery being prepared for action; near Dickebusch, 14th June 1916. Shell has ‘May it be a Happy Ending XXX’ written on it. Useful shot of the gun breech. Copyright: © IWM. Original Source: http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/205072178

Plus au sud, les combats font rage autour du fort de Douaumont : la bataille de Verdun est désormais engagée.

Sources :
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