
Notre histoire
Suivez jour après jour les événements marquants de la Grande Guerre de 14-18 dans la région de Comines-Warneton, incluant les entités de Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton.
Pourquoi
War1418Krieg.be ?
La région de Comines-Warneton, comprenant Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton, est pratiquement coupée en deux dès le début du conflit de la Première Guerre mondiale. D’un côté, les forces allemandes ; de l’autre, les Alliés, incluant Anglais, Australiens, Néo-Zélandais, et bien d’autres. Entre les deux, la population locale tente de survivre au milieu des combats, essayant de protéger leurs vies et leurs habitations.
Le logo du site se compose du mot « War » en bleu d’un côté, et du mot « Krieg » en rouge de l’autre, avec « 1418 » entre les deux. Ce design symbolise parfaitement la situation : la guerre se trouvait au cœur des troupes, tout comme la région de Comines-Warneton se trouvait au centre du conflit. Un symbole puissant et évocateur.
Un devoir de mémoire pour se souvenir de …
43 obus

Comme la veille, le temps est superbe, presque estival — contraste saisissant avec la violence des événements.
La nuit est marquée par une grande alarme. Les tirs commencent du côté allemand, rapidement suivis par un feu roulant de l’artillerie alliée. Selon l’historique du R.I.R. n° 210, Comines est bombardée par l’artillerie lourde britannique installée à Armentières, dans ce qui est interprété comme un tir de représailles.
Aux abords du château Hassebroucq, les défenses se renforcent : aux premières lignes de fil de fer barbelé s’ajoutent cinq nouvelles lignes, séparées par quelques mètres, tandis que, en arrière, on commence à creuser des tranchées. Le paysage lui-même se transforme en champ retranché.
Puis vient l’épreuve directe. Un premier obus siffle, sans que l’on en entende l’impact. Dix minutes plus tard, un second. On annonce qu’ils tombent derrière la vieille église. Chacun se tient prêt à descendre à la cave. Mais la curiosité, mêlée d’angoisse, pousse à observer. Les explosions se rapprochent.
Un obus éclate dans la rue du Faubourg, provoquant un incendie. Depuis l’estaminet Defoer, on aperçoit des bâtiments en flammes, des toitures arrachées, des murs éventrés. La rue devient un spectacle de désolation, où des habitants pleurent la perte de leur maison.
La brasserie Dumortier elle-même est frappée à deux reprises. Un premier obus traverse la porte-fenêtre du grenier de l’écurie et explose à l’intérieur, arrachant la toiture et perforant les voûtes. Un second, après avoir à peine effleuré la couverture, vient éclater dans le grenier au-dessus du magasin à foudres, causant de nouveaux dégâts. Les murs sont lézardés, des sacs prennent feu — le danger est partout.
Entre 16h30 et 18h30, quarante-trois obus tombent sur la ville, dont onze dans les environs immédiats de la brasserie. Les destructions sont nombreuses : maisons anéanties, incendies multiples, habitations rendues inhabitables. Le « Vieux Saint-Éloi », autrefois demeure de l’abbé Messiaen, disparaît dans les flammes, entraînant avec lui la « Fontaine ». D’autres habitations sont gravement touchées. Le vicaire Delbove doit fuir avec sa mère infirme et ses servantes pour trouver refuge au couvent, échappant de peu au pire.

Et pourtant, malgré tout, la journée ne s’achève pas dans le silence. Plus tard dans la soirée, les tirs reprennent — cette fois du côté allemand. Dans cette spirale de feu et de représailles, la nuit ne promet aucun répit.
Sources :
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À bientôt pour de petites nouvelles du front…
Amitiés,
Guy et Paul
