
Notre histoire
Suivez jour après jour les événements marquants de la Grande Guerre de 14-18 dans la région de Comines-Warneton, incluant les entités de Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton.
Pourquoi
War1418Krieg.be ?
La région de Comines-Warneton, comprenant Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton, est pratiquement coupée en deux dès le début du conflit de la Première Guerre mondiale. D’un côté, les forces allemandes ; de l’autre, les Alliés, incluant Anglais, Australiens, Néo-Zélandais, et bien d’autres. Entre les deux, la population locale tente de survivre au milieu des combats, essayant de protéger leurs vies et leurs habitations.
Le logo du site se compose du mot « War » en bleu d’un côté, et du mot « Krieg » en rouge de l’autre, avec « 1418 » entre les deux. Ce design symbolise parfaitement la situation : la guerre se trouvait au cœur des troupes, tout comme la région de Comines-Warneton se trouvait au centre du conflit. Un symbole puissant et évocateur.
Un devoir de mémoire pour se souvenir de …
Au delà du chemin de fer

En ce jour de Mardi gras, le temps est triste et lourd. C’est aussi jour d’appel : les hommes doivent se présenter malgré la neige qui tombe sans discontinuer. On patauge dans une boue froide et malsaine. Depuis dimanche, la neige fondante n’a cessé de tomber ; aujourd’hui elle se fixe enfin au sol sous l’effet d’un léger gel, mais le froid devient mordant. L’hiver semble arriver tardivement, dans une saison qui ne lui ressemble guère.
À Comines, la présence militaire devient impressionnante. De nouvelles troupes arrivent par la route de Kortrijk. Un officier lui-même s’en étonne : jamais il n’aurait vu autant de soldats rassemblés dans un village. Les unités restent pourtant difficiles à identifier, car les insignes sont retirés ou soigneusement dissimulés.
La vie religieuse s’adapte elle aussi aux circonstances de la guerre. Dimanche encore, à la chapelle, on expliquait que les instructions officielles pour le carême n’étaient pas arrivées et l’on conseillait de suivre les règles de l’année précédente : maigre et suppression des œufs le mercredi des Cendres et le Vendredi saint, sans mêler viande et poisson au même repas. Mais aujourd’hui une nouvelle information circule : il serait finalement permis de manger des œufs ces jours-là. Même les prescriptions religieuses semblent hésiter dans ces temps troublés.
La vie quotidienne continue pourtant de produire ses contrastes. À Comines, quelques messieurs, à la suite d’un pari, se réunissent pour un dîner chez Lepoutre. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce genre de repas se tient malgré les privations générales.
Les contraintes imposées par l’occupation se font aussi sentir dans l’organisation du culte. Le commandant de place, Naumann, adresse une lettre au curé lui demandant de choisir, au-delà du chemin de fer, un local où célébrer la messe du dimanche. Il lui est également interdit de délivrer des laissez-passer aux fidèles vivant de ce côté de la paroisse. La demande pose problème : trouver un local adéquat est difficile et, surtout, une telle organisation priverait la majorité des paroissiens de la messe au profit de quelques-uns seulement.

Pendant ce temps, à Londres, les tensions politiques ne sont pas moins vives. Winston Churchill, après avoir reçu à dîner le Premier ministre qu’il supporte difficilement, prononce à la Chambre des communes un discours virulent contre Arthur Balfour, alors Premier lord de l’Amirauté. Il y recommande de rappeler l’amiral John Fisher, avec qui il s’est récemment réconcilié. La réaction ne se fait pas attendre : l’amiral Hedworth Meux tourne Churchill en ridicule en rappelant publiquement les violentes querelles qui les avaient opposés l’année précédente. Balfour lui-même ironise avec succès. Churchill comprend alors que, dans ce débat, le soutien politique lui manque cruellement.
Sources :
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À bientôt pour de petites nouvelles du front…
Amitiés,
Guy et Paul
