Notre histoire

Suivez jour après jour les événements marquants de la Grande Guerre de 14-18 dans la région de Comines-Warneton, incluant les entités de Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton.

Pourquoi
War1418Krieg.be ?

La région de Comines-Warneton, comprenant Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton, est pratiquement coupée en deux dès le début du conflit de la Première Guerre mondiale. D’un côté, les forces allemandes ; de l’autre, les Alliés, incluant Anglais, Australiens, Néo-Zélandais, et bien d’autres. Entre les deux, la population locale tente de survivre au milieu des combats, essayant de protéger leurs vies et leurs habitations.

Le logo du site se compose du mot « War » en bleu d’un côté, et du mot « Krieg » en rouge de l’autre, avec « 1418 » entre les deux. Ce design symbolise parfaitement la situation : la guerre se trouvait au cœur des troupes, tout comme la région de Comines-Warneton se trouvait au centre du conflit. Un symbole puissant et évocateur.

Un devoir de mémoire pour se souvenir de …
Jours de conflit
+ K
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Pentecôte bien triste.

La nuit a de nouveau été marquée par une violente canonnade, aussi intense que celle de la veille.

La fête de la Pentecôte se déroule dans une atmosphère bien morose. La pluie tombe, le froid persiste et les difficultés d’approvisionnement deviennent de plus en plus préoccupantes. Faute de trouver de la viande ou des produits de base, beaucoup de familles doivent se contenter de saucisson, de fromage et, lorsqu’elles ont la chance d’en disposer, d’un lapin. Pour le dessert, quelques fraises sauvées du maraudage, car soldats comme enfants n’hésitent plus à se servir dans les jardins et les potagers.

Les journaux allemands laissent transparaître la nouvelle d’un important succès russe sur le front oriental. Il s’agit de l’offensive Broussilov, lancée le 4 juin par le général russe Alexeï Broussilov contre les forces austro-hongroises. L’attaque connaît des résultats spectaculaires et provoque déjà de lourdes pertes chez les Empires centraux, contraints d’envisager l’envoi de renforts depuis d’autres fronts.

Alexeï Broussilov – Domaine public Commons Wikimedia

Une nouvelle affiche est placardée aujourd’hui : les récoltes sont désormais réquisitionnées. Après confiscation, elles devront être redistribuées à la population selon des rations fixées par l’autorité occupante. Chaque habitant recevra quotidiennement 300 grammes de pommes de terre et 120 grammes de céréales destinées à la fabrication du pain. Les chevaux, eux, auront droit à trois livres d’avoine par jour.

L’inquiétude grandit. Si la guerre se prolonge jusqu’à l’hiver, nombreux sont ceux qui redoutent davantage encore les conséquences de la pénurie que celles des combats. Déjà, certaines personnes que l’on n’avait plus croisées depuis quelques semaines paraissent amaigries au point d’en être méconnaissables.

Dans les cantonnements, les soldats évoquent souvent la paix. Beaucoup affirment qu’elle viendra avant la fin de l’été, peut-être en août. Mais chacun présente les choses à son avantage et les rumeurs se contredisent. Après bientôt deux années de guerre, il devient difficile de distinguer l’espoir de l’illusion.

Sources :
En savoir plus

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À bientôt pour de petites nouvelles du front…

Amitiés,
Guy et Paul

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