Notre histoire

Suivez jour après jour les événements marquants de la Grande Guerre de 14-18 dans la région de Comines-Warneton, incluant les entités de Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton.

Pourquoi
War1418Krieg.be ?

La région de Comines-Warneton, comprenant Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton, est pratiquement coupée en deux dès le début du conflit de la Première Guerre mondiale. D’un côté, les forces allemandes ; de l’autre, les Alliés, incluant Anglais, Australiens, Néo-Zélandais, et bien d’autres. Entre les deux, la population locale tente de survivre au milieu des combats, essayant de protéger leurs vies et leurs habitations.

Le logo du site se compose du mot « War » en bleu d’un côté, et du mot « Krieg » en rouge de l’autre, avec « 1418 » entre les deux. Ce design symbolise parfaitement la situation : la guerre se trouvait au cœur des troupes, tout comme la région de Comines-Warneton se trouvait au centre du conflit. Un symbole puissant et évocateur.

Un devoir de mémoire pour se souvenir de …
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Transpercé à la baïonnette.

Le temps est assez beau et, lorsqu’il en est ainsi, nous voyons fréquemment passer des escadrilles de sept avions et davantage. Il est toujours prudent de se mettre à l’abri lorsque ces formations apparaissent dans le ciel.

Ce matin, les autorités allemandes viennent réquisitionner la baignoire de la brasserie Dumortier. Une protestation est aussitôt adressée à la Commandantur, les propriétaires faisant valoir qu’il s’agit d’un meuble qui doit être payé. Il leur est répondu qu’il suffit d’en fixer la valeur afin qu’un bon de réquisition soit établi. L’objet est estimé à 160 francs.

Nous apprenons aujourd’hui que le ballon captif qui s’était détaché la veille ne contenait plus ses observateurs et qu’il a finalement atterri du côté de Wevelghem.

Dès la matinée, un violent combat d’artillerie éclate et se poursuit pratiquement toute la journée.

Pas moins de 320 canons allemands pilonnent les abords de la Cote 62 afin de préparer un assaut contre les positions canadiennes qui défendent ce point stratégique de la route de Menin à Ypres. Trois régiments sont engagés dans l’attaque. Les combats sont d’une rare violence et dégénèrent souvent en corps à corps. Sous la pression allemande, les Canadiens sont contraints d’abandonner la Cote 62 après avoir subi de lourdes pertes. Cette hauteur domine la route Menin-Ypres à environ cinq kilomètres d’Ypres et constitue l’un des points les plus importants du secteur.

Le soir, vers 21 h 30 — heure française ou, plus exactement, heure anglaise depuis l’avancement des horloges au 1er mai — l’artillerie alliée entre à son tour en action. Son roulement ininterrompu se prolonge durant une grande partie de la nuit.

Au cours de la journée, un immense panache de fumée noire s’élève au-dessus d’Houthem avant de dériver vers Comines. Pendant plusieurs heures, un épais brouillard de fumée recouvre la ville.

Sur le front de la crête de Zwarteleen, deux généraux canadiens, logés à Reningelst et à l’Ouderdom, se rendent dès l’aube dans les premières lignes afin de suivre les opérations. Pris dans la tourmente de l’attaque allemande, ils se retrouvent au cœur d’un combat furieux. L’un d’eux, le général Malcolm Mercer, refuse de se rendre. Blessé puis transpercé à la baïonnette, il demeure dans le no man’s land où il succombe dans la nuit du 2 au 3 juin. Son corps sera récupéré par ses hommes et reposera plus tard au cimetière militaire de Poperinghe.

La bataille de la Cote 62 et du Mont Sorrel (2 au 13 juin 1916) constitue l’un des engagements les plus meurtriers du Corps canadien en Flandre avant Passchendaele. L’offensive allemande vise à s’emparer des hauteurs dominant Ypres afin d’améliorer l’observation de l’artillerie. La mort du général Malcolm Mercer fait de lui le plus haut gradé canadien tué au combat durant toute la Première Guerre mondiale.

La bataille coûte très cher aux Canadiens, qui déplorent près de 3 000 pertes. Les Allemands, quant à eux, parviennent à avancer d’environ 1 500 mètres dans le secteur de Zwarteleen, au sud-est d’Ypres.

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À bientôt pour de petites nouvelles du front…

Amitiés,
Guy et Paul

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