Calendrier de travail
Gaz à Hulluch. Il fait une chaleur étouffante, et le bruit de la rue est intense, les fenêtres devant rester ouvertes malgré tout. Dans la journée, on vient à plusieurs reprises vérifier si tout est en ordre à la brasserie pour l’installation des officiers allemands. Le couloir, encore encombré, doit être dégagé au plus vite. Le père Dumortier demeure sous la menace constante de voir un casino installé chez lui, projet qui revient avec insistance. A droite, la brasserie Dumont-Dumortier et l’ancienne église de la rue des moulinsA gauche: l’église de Comines France et le beffroi. – Fonds SHCWR On…
On se serait cru à la plage. Dès 6h30 du matin, la maison de la brasserie Dumortier est envahie par l’adjudant-commandant, deux interprètes et cinq soldats. La réquisition est immédiate : la salle à manger, trois chambres et la salle de bain, soit huit grandes pièces au total. Sans attendre, les soldats procèdent à l’aménagement. Les lavabos sont enlevés sur-le-champ, les tables et les chaises déplacées selon les besoins. Des lits arrivent de toutes parts, que chacun doit équiper, ainsi que deux lavabos provenant de l’« Hôtel de la Gare ». Toute la journée se déroule sous la surveillance d’un…
Bombardement sur Comines-France. Dans l’après-midi, vers 15h30, plusieurs obus passent à intervalles d’environ une demi-heure, en direction de Comines France. Le soir, on apprend que cinq d’entre eux sont tombés en ville : dans la cour de la brasserie Froidure, sur la Grand’Place et sous la grande porte de l’« Hôtel des Trois Rois ». Les dégâts sont importants, mais, heureusement, aucune victime n’est à déplorer parmi les habitants. Vue de la rue de la République de gauche à droite, l’église, la mairie et le beffroi. Fonds SHCWR La population est à bout, prise entre les persécutions imposées par l’occupant…
Chaleur suffocante. La chaleur est suffocante aujourd’hui, et il est impossible de profiter du jardin avec les enfants. À Comines, on constate que le vent du nord-est favorise les attaques au gaz menées par les Allemands. Ainsi, vers minuit trente, une nappe de gaz est signalée du côté de Vierstraat, plus précisément à la Hollandseschuur. Les cornes d’alerte retentissent jusqu’à Dickebusch, où l’on fait sonner les cloches de l’église pour prévenir la population. Strombos Horn, Mk II (FEQ 847) First World War period British gas alarm horn. By May 1916, Strombos horns were positioned every quarter of a mile along…
