Gaz à Hulluch.

Il fait une chaleur étouffante, et le bruit de la rue est intense, les fenêtres devant rester ouvertes malgré tout.
Dans la journée, on vient à plusieurs reprises vérifier si tout est en ordre à la brasserie pour l’installation des officiers allemands. Le couloir, encore encombré, doit être dégagé au plus vite.
Le père Dumortier demeure sous la menace constante de voir un casino installé chez lui, projet qui revient avec insistance.

A gauche: l’église de Comines France et le beffroi. – Fonds SHCWR
On en apprend davantage sur les déportations depuis Lille. Il est recommandé aux personnes désignées d’emporter des couvertures, sans qu’aucune indication ne soit donnée quant à leur destination. Le choix se porte généralement sur des jeunes gens âgés de 15 à 35 ans. Sont exemptés les personnes âgées ainsi que les mères d’enfants de moins de treize ans.
Les Sœurs de la Sainte Famille d’Ypres, réfugiées rue de Vouillé à Paris, accueillent neuf petites filles originaires de Dickebusch. Celles-ci ont été conduites en voiture jusqu’à Hazebrouck, avant de poursuivre leur voyage en train. On parle ici de « colonies scolaires », mises en place pour mettre les enfants à l’abri.
C’est dans ce contexte que survient la première attaque au gaz de Hulluch, marquant une nouvelle étape dans l’horreur du conflit.
La pression ne cesse de monter sur toute la région.
Sources :
Référence :
- Tome 12 – SHCWR
- Tome 15 – SHCWR
- La Guerre
- Journal de guerre
Auteur :
- Dumortier Henry
- Bernard Vernier
- Achiel Van Walleghem
