Bombardement sur Comines-France.

Dans l’après-midi, vers 15h30, plusieurs obus passent à intervalles d’environ une demi-heure, en direction de Comines France. Le soir, on apprend que cinq d’entre eux sont tombés en ville : dans la cour de la brasserie Froidure, sur la Grand’Place et sous la grande porte de l’« Hôtel des Trois Rois ». Les dégâts sont importants, mais, heureusement, aucune victime n’est à déplorer parmi les habitants.

La population est à bout, prise entre les persécutions imposées par l’occupant allemand et les bombardements venus des lignes anglaises. À cela s’ajoute l’angoisse constante des évacuations qui se poursuivent depuis Lille.
Il semble que les réfugiés soient dirigés vers Cysoing, Templeuve, Hénin-Liétard, et même plus loin encore, vers Sedan et Mézières. L’incertitude sur leur sort ne fait qu’accroître le désarroi général.
