Tirs amis.

La nuit est calme. Il a encore neigé, mais le dégel commence au cours de la journée. À cause de la neige, l’un des deux camions de ravitaillement de Comines, venant de Lille, a versé dans un fossé. On apprend qu’il est récupéré aujourd’hui en présence d’un gendarme et qu’il contient de la fraude : quatre fûts et quatre caisses de liqueurs. À son arrivée à Comines, le gendarme fait conduire le camion directement à la Kommandantur où les fûts sont déposés.

Des affiches apportent des nouvelles déprimantes concernant Verdun : l’un des forts aurait été pris après une avance allemande de trois kilomètres sur dix, et quinze mille Français seraient faits prisonniers. En réalité, l’offensive allemande lancée le 21 février atteint son cinquième jour lorsque, le 25, le fort de Douaumont, le plus important de la place forte, tombe entre leurs mains. Il paraît toutefois peu probable que cette information ait pu être affichée à Comines dès le 26 février ; la mention d’« un fort pris » pourrait relever d’un souhait allemand prêt à se réaliser ou d’une confusion, d’autant que le village de Douaumont, au nord du fort, est atteint la veille.

Winston Churchill revient à la Laurence Farm, au milieu d’une campagne couverte de neige. Rassuré par la solidité des positions que le lieutenant Napier-Clevering vient d’achever, il ordonne aussitôt un tir de représailles. L’artillerie tire cependant trop court : deux de ses hommes sont tués et cinq autres blessés.

À Saint-André-lez-Lille, des bombes sont tombées ces derniers jours.

Sources :

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