400 à 500 russes

La neige revient encore, accompagnée de fortes gelées. L’hiver semble se prolonger d’une manière peu commune. Sur la grand-place de Comines France arrivent entre quatre et cinq cents prisonniers russes, destinés à travailler dans les environs. Toute la journée se succèdent des mouvements de troupes, tandis que le canon demeure silencieux.

Le commandant de place de Comines France s’apprête à quitter la ville avec les troupes actuellement cantonnées, qui doivent être remplacées. C’est précisément aujourd’hui qu’arrive le Reserve-Jäger-Bataillon Nr. 17. Le bataillon devrait être envoyé au front de Messines, face aux Canadiens, dans moins d’une semaine. Le Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 211 se trouve déjà dans ce secteur, mais sur la partie occidentale du front de Messines, où il assure la défense en attendant la relève prévue par le 17e Jäger.

Avec l’aimable autorisation de Jean Michel Martin – www.carto1418.fr

Du côté d’Ypres, les forces françaises procèdent également à des mouvements : la 17e division est retirée et remplacée par la 25e.

Le journal néerlandais De Telegraaf évoque de violents combats qui se sont déroulés au « Grosse Bastion », ou « Bluff », position située aujourd’hui dans le secteur du Provinciaal Domein Palingbeek. Le correspondant décrit la topographie particulière de cet endroit, établi le long du tracé du canal Ypres–Comines Canal, dont la construction n’avait jamais été achevée. Les combats se sont déroulés près d’un pont qui s’était effondré peu avant la guerre. La nature instable du sol rendait toute construction solide difficile : le pont franchissait une tranchée très profonde, creusée pour remplacer deux tunnels qui s’étaient eux-mêmes écroulés en raison de la fragilité du terrain.

Sources :

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