En pompant de l’eau.

Le temps reste incertain et, fait suffisamment rare pour être souligné, un calme presque complet règne sur le front. Après plusieurs semaines marquées par des bombardements incessants, cette accalmie offre un bref répit aux populations éprouvées.

À Comines, le 17ᵉ bataillon de chasseurs quitte la ville et ses environs en direction de Courtrai. Les soldats défilent, musique en tête, avant de prendre la route vers leur nouvelle affectation.

À Comines France, le paysage change peu à peu. Les rues deviennent de plus en plus désertes, les autorités allemandes ne considérant plus la ville comme un secteur de repos. Les bombardements répétés rendent désormais le cantonnement trop dangereux et les troupes sont progressivement dirigées vers l’arrière. Les civils, en revanche, ne bénéficient d’aucune mesure de protection et demeurent contraints de rester dans une ville toujours exposée aux tirs.

Bâtiments touchés autour de la place de Comines France – Fonds SHCWR

Victime civile :

LETERME Marie-Madeleine, née à Ploegsteert le 29 août 1895, décède ce jour à 14 heures, au Bizet, à l’âge de 20 ans. Sa famille exploite une ferme située en face de la Chapelle Rompue. Alors qu’elle pompe de l’eau, un obus éclate à proximité et lui arrache une partie du cuir chevelu. Son cousin, Henri Vanuxem, la transporte jusqu’au Pont-de-Nieppe, près du moulin, où elle reçoit les premiers soins. Malgré les efforts entrepris, elle succombe à ses blessures quelques heures plus tard.

Cette nouvelle victime rappelle que, même lorsque le front semble momentanément silencieux, la guerre continue de frapper aveuglément les populations civiles vivant à proximité des lignes de combat.

Sources :

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