Une terrible bataille des australiens.

À la sortie des offices religieux, un gendarme est chargé de faire circuler rapidement les fidèles. Les rassemblements sont étroitement surveillés par les autorités d’occupation, qui veillent à ce que la population ne stationne pas sur la voie publique.

À Comines, l’alimentation en gaz est désormais coupée. Les habitants sont plongés dans une obscurité presque totale dès la tombée de la nuit. Cette privation d’éclairage renforce encore le sentiment d’insécurité dans une ville où chacun redoute les bombardements et les alertes nocturnes.
Près de Poperinge, au Couthof (La Lovie), les autorités militaires entreprennent l’aménagement d’un camp destiné aux prisonniers de guerre allemands. Dans le même temps, l’armée belge décide de rappeler sous les drapeaux tous les hommes âgés de moins de quarante ans, afin de renforcer ses effectifs.
Malgré les restrictions imposées par l’occupation, la vie sportive tente de subsister. En Belgique occupée, un Tour des Flandres cycliste est organisé clandestinement sur la piste du vélodrome ‘t Arsenaal à Gentbrugge. Douze coureurs prennent le départ de cette épreuve de 125 kilomètres, remportée par Pierre Van De Velde, originaire de Lovendegem.
Sur le front de la Somme, les combats gagnent en intensité autour de Pozières. Les unités australiennes s’apprêtent à livrer l’une des batailles les plus éprouvantes de leur histoire militaire, un affrontement qui laissera de profondes traces dans la mémoire nationale australienne.
