Arrivée en masse de troupes

Funérailles du fils Warnez et de Sœur Marie-Bernard, garde-malade des Sœurs d’Orléans.

À Comines France, Lemenu, grièvement blessé jeudi, est décédé. Le bilan s’alourdit donc : trois morts jeudi et un enfant blessé.

Les soldats se préparent de plus en plus à quitter la ville. Ils s’en vont par petits groupes. Au lazaret de la brasserie Dumortier, on trouve de plus en plus de saletés dans les sentiers, malgré la présence de trois cabinets : un commun à tous, un réservé aux malades dangereux et un pour le personnel.

À partir de midi, des troupes arrivent en masse. Elles ne sont que de passage et prennent quelque repos à Comines, certaines pour quelques heures, d’autres pour plusieurs jours, avant d’être dirigées vers Warneton, Deûlémont, Hollebeke, etc.

Une compagnie ainsi que le train des équipages, composé principalement de chevaux russes, stationnent pendant plus de deux heures rue de Wervik, face à la brasserie.

Malgré le temps sombre, les avions sont en mouvement. L’un d’eux, survolant la Carotte, effectue de rapides allers-retours qui doivent probablement correspondre à des signaux. Il faut s’attendre à des obus. Grâce à Dieu, nous en sommes quittes pour la peur.

La soirée se déroule au rythme du passage continu des troupes. Certaines, comme le 215e régiment, quittent Comines. Nos Hambourgeois sont en grande partie remplacés par des Wurtembergeois revenant de la Somme pour prendre quelque repos ici. Il paraît que les combats sont terribles là-bas.

Ces Wurtembergeois étaient déjà venus ici au début de la guerre. L’un de leurs officiers affirme avoir fait partie des troupes qui ont pris Messines au début du conflit.

Les officiers du 213e rentrent ce soir des tranchées ; on ne sait pas encore à quelle date leur départ est fixé.

Le fils de Mme Hassebroucq rend visite aux Dames d’Orléans, en Belgique. La Supérieure générale, Mère de la Passion, ainsi que Cécile d’Ennetières, le reçoivent.

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Ces religieuses sont désormais reléguées dans quelques salles de leur établissement et disposent d’une petite chapelle. Leur maison est très dévastée. Les 50 lits de leur ambulance ont été enlevés.

Sources :

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