Restauration de la chapelle

Les autorités allemandes entreprennent la restauration de la chapelle du couvent des Sœurs d’Orléans, située rue de Wervik. Après avoir servi de lazaret, le bâtiment est dans un état de grande dégradation. Les travaux ont pour objectif de transformer la chapelle en lieu de culte protestant, illustrant la réaffectation de nombreux édifices religieux durant l’occupation.
Commence également aujourd’hui la neuvaine de Sainte-Anne, qui attire une affluence exceptionnelle. Malgré les privations, les bombardements et les restrictions, les habitants trouvent dans la pratique religieuse un réconfort et un soutien moral indispensables.
Les autorités annoncent par ailleurs le remplacement obligatoire des cartes d’identité avant le 1er août. Le nouveau système prévoit un contrôle encore plus strict de la population, avec une identification désormais organisée par numéros, renforçant ainsi la surveillance exercée sur les déplacements des civils.
À 20 h 30, l’adjudant Sievert se présente à la brasserie Dumortier, accompagné d’un pasteur protestant et d’un officier allemand. Sans prévenir, les trois hommes pénètrent directement dans la maison, jusque dans la pièce où les enfants sont déjà couchés. Ils inspectent méthodiquement l’ensemble de l’habitation, du rez-de-chaussée jusqu’aux combles, avant de repartir sans fournir la moindre explication. Cette visite inopinée témoigne du climat d’arbitraire et d’insécurité permanente auquel les habitants sont soumis.
Pendant ce temps, sur le front d’Ypres, la ligne de chemin de fer reliant Vlamertinge à Ypres est dédoublée afin d’accroître les capacités de ravitaillement des armées alliées. Ces nouveaux aménagements sont toutefois rapidement pris pour cible par l’artillerie allemande, consciente de l’importance stratégique de cette voie ferrée pour l’approvisionnement du front.

Sources :
Référence :
Lieu :
- Comines – Belgique
- Vlamertinghe/Ypres
