On cherche de l’or.

Les autorités d’occupation poursuivent activement leur recherche de numéraire. Après avoir tenté de recueillir de l’or et de l’argent à Comines France, Austreig, secrétaire de la Commandantur, se présente désormais chez les commerçants de Comines Belgique.
Pour convaincre les habitants de céder leurs réserves, il propose une prime de 10 % sur les billets et les pièces en francs belges ou en marks, tandis que l’or bénéficie d’une majoration de 24 %. Plusieurs commerçants reçoivent sa visite. Cette campagne illustre les difficultés croissantes rencontrées par l’administration allemande pour réunir les liquidités nécessaires au financement de ses exigences financières.
À Comines France, les recherches de marks se poursuivent afin de réunir le solde de la contribution de guerre imposée à la commune. La pression exercée sur les habitants et les autorités municipales ne faiblit pas.
À Wervicq France, les autorités allemandes durcissent encore leur attitude. Des mesures d’emprisonnement sont prises à l’encontre de plusieurs personnes, preuve que les récalcitrants s’exposent désormais à des sanctions de plus en plus sévères.
Sur le plan international, le capitaine Charles Fryatt, commandant de la marine marchande britannique, est fusillé à Bruges par les autorités allemandes. Capturé après avoir tenté, en 1915, d’éperonner un sous-marin allemand (U-Boot) afin de protéger son navire et ses passagers, il est jugé comme franc-tireur et exécuté. Cette condamnation suscite une vive émotion dans les pays alliés, qui considèrent Charles Fryatt comme un civil ayant accompli son devoir face à une attaque ennemie.

