Un cabaret est fermé.

Dix gendarmes supplémentaires sont arrivés à Comines. On pense qu’ils sont destinés à surveiller les récoltes, mais aussi à mieux encadrer les soldats. Les visites domiciliaires se multiplient également. Le cabaretier de « À l’Alliance » est sévèrement puni pour avoir servi de l’alcool à des militaires : il est condamné à une amende de 300 marks, son établissement est fermé et ses liqueurs sont réquisitionnées.

On enterre ce matin l’un de ces malheureux prisonniers russes. Il s’est effondré sans connaissance alors qu’il travaillait à la voie ferrée. Transporté à son cantonnement, il y est décédé. La faim, les mauvais traitements et la dureté des travaux imposés ont eu raison de sa pauvre existence, illustrant le sort tragique réservé à ces hommes employés loin de leur patrie.

Prisonniers russes à Warneton, décembre 1915 – Fonds SHCWR

Le vicaire de Dickebusch s’émerveille devant la nouvelle route aménagée de Reningelst à L’Abeele. Il parcourt cette distance en seulement une heure et quart, témoignage de l’ampleur des travaux de voirie entrepris à l’arrière du front.

En représailles aux bombardements allemands sur Bar-le-Duc et Lunéville, l’aviation française mène des raids contre les villes allemandes de Trèves, Karlsruhe et Mülheim, signe de l’extension progressive de la guerre aux centres urbains éloignés du front.

Sources :
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