La ferme Maes à Houthem.

Le canon tonne violemment durant une partie de la nuit.

Une affiche annonce que les Allemands ont pris 800 mètres de tranchées. De minuit à 2 heures, un immense incendie éclaire toute la région : c’est la ferme Maes, à Houthem. Le sinistre, provoqué par les obus, embrase le bâtiment qui, rempli de soldats, abrite également un dépôt de munitions. On évoque la mort dans les flammes de Mademoiselle Maes et de son domestique.

Sinon, la journée se révèle plus calme que les précédentes.

Les Allemands reprennent cependant le feu sur Laurence Farm : les membres du poste de commandement doivent gagner leurs abris et deux officiers sont blessés au cours de l’action, tandis que le tir s’étend aux fermes environnantes.

Winston Churchill décide d’employer les grands moyens pour réduire les positions adverses au silence : une pièce de marine de douze pouces montée sur rail bombarde le secteur. Les effets sont spectaculaires, mais l’ennemi ne cesse pas le tir. Il se résout finalement à confier au lieutenant du génie Napier-Clevering le soin de fortifier les positions de repos, où neuf hommes viennent encore d’être blessés lors des bombardements.

THE BRITISH ARMY ON THE WESTERN FRONT, 1914-1918 (Q 602) A 12 inch heavy howitzer of the Royal Garrison Artillery on a railway mounting in action. Gun shown firing. Photograph probably taken in May 1916. Copyright: © IWM. Original Source: http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/205072090

Les vivres atteignent des prix exorbitants. À Lille, le beurre est introuvable — 25 francs quand on en trouve — les œufs se vendent 15 sous, les pommes de terre 15 sous le kilo. Ici aussi, les prix deviennent inabordables : beurre, sucre et pommes de terre disparaissent des étals. Une inquiétude grandit : qu’allons-nous devenir ?

Sources :
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