Le ravitaillement devient difficile.

Le bourgmestre ne peut plus se rendre à Courtrai ; le ravitaillement devient de plus en plus difficile.
Les ordonnances ne vont plus aux tranchées avec le capitaine.
À la brasserie Dumortier, la situation reste inchangée : la brasserie est inoccupée. Les civils et les quatre Bavarois encore présents fabriquent des limonades. On allume parfois le feu au générateur afin d’obtenir de la vapeur pour le lavage des bouteilles ; pour cela, un wagon de charbon a été amené.
La brasserie Van Elslande reçoit cet après-midi la visite des Allemands. Ceux-ci réquisitionnent le malt et ordonnent la fermeture de l’établissement. Le malt étant prêt pour le brassin du lendemain, l’autorisation est toutefois donnée de travailler encore aujourd’hui.
Dans l’après-midi, violent tir d’artillerie entre Messines et Deûlémont ; comme souvent, on entend distinctement les obus rouler.

