Une morgue dans un magasin de bières.

Le combat d’artillerie s’est prolongé durant presque toute la nuit, maintenant une tension constante jusque dans les premières heures du jour.

On apprend qu’une morgue doit être installée dans un magasin à bières de la brasserie Dumortier, au risque de contaminer les puits d’eau potable indispensables à la fabrication de la bière et des limonades. Dans le même temps, trois maçons civils sont occupés à abattre un mur du magasin à foudres afin d’y aménager une porte d’accès, preuve supplémentaire des transformations imposées par les nécessités du moment.

Vers 21 heures, on se présente à nouveau chez Dumortier père pour envisager l’installation d’un casino destiné aux officiers, projet qui revient avec insistance.

Quarante prisonniers anglais transitent par Comines, silhouettes fatiguées d’un conflit qui broie sans distinction.

À Comines, côté français, le maire, Monsieur Ducarin, reprend ses fonctions après une longue absence, tandis que les personnes ayant assuré l’intérim sont congédiées.

Ducarin Maire de Comines France – Fonds SHCWR

Du côté de Saint-Éloi, la tension reste extrême. Le journal Het Volk signale une violente attaque allemande, en grande partie repoussée, à l’exception de deux cratères demeurés aux mains de l’ennemi. À ce croisement autrefois animé, il ne subsiste plus aucune maison. Les soldats anglais, revenus après quelques jours de repos, ne reconnaissent plus les lieux, tant le paysage a été anéanti.

Sources :

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