Quesnoy et Deûlémont bombardés.

À la brasserie Dumortier, les soldats ont obturé les châssis avec des planches et quelques carreaux récupérés à la serre. L’intérieur est désormais très sombre et offre un spectacle attristant. Le travail se limite toujours à la fabrication de limonades. On dit qu’on attend encore du malt pour pouvoir brasser, mais il devient très difficile d’en obtenir et l’on craint qu’il n’y en ait bientôt plus. La brasserie est ainsi inactive depuis près de deux mois. Même trois fûts vides provenant d’une autre brasserie, que le garde avait fait porter chez Dumortier, doivent être rendus par les domestiques.
Quesnoy et Deûlémont ont reçu ces jours-ci de nombreux obus, y compris encore hier.
À Roncq, après avoir détecté des anomalies dans leur poudrière, les Allemands enferment un otage par mesure de précaution.
Convaincus de plus en plus du rôle décisif de l’aéronautique dans la poursuite de la guerre, les Allemands multiplient l’installation de terrains d’aviation. Le dernier en date se trouve à Valenciennes.
