Pas d’obus sur Comines.

Le temps est clair. Le ciel est très animé : de nombreux avions sillonnent l’espace, jusqu’à sept appareils évoluant simultanément autour d’un aéro allemand. Parmi les avions alliés, on remarque trois magnifiques Voisin français. L’un d’eux lance une sorte de grenade près de la route de Sainte-Marguerite, sans provoquer de dégâts. Venant du secteur de Messines, les appareils prennent ensuite la direction de Bondues.

THE FRENCH AIR FORCE ON THE WESTERN FRONT, 1914-1918 (Q 67018) A French Voisin biplane fitted with a 47 mm Hotchkiss gun at the Savy-Berlette aerodrome, 24 February 1916. Copyright: © IWM. Original Source: http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/205218716

Le canon tire abondamment. Contre toute attente, aucun obus ne tombe sur Comines ; les tirs se concentrent vers Ten-Brielen et les tranchées. Les ordonnances, appelées à partir au feu le lendemain, montrent aux domestiques les masques contre les gaz, désormais en possession de tous.

Ce même jour, la Feldartillerie allemande démontre qu’elle n’est pas aussi maladroite qu’on aurait pu le croire. À la Laurence Farm, un tir atteint la chambre occupée par Winston Churchill, qui se trouve entièrement bouleversée. Cet événement est sans doute à l’origine de sa décision de faire vider l’eau des caves du couvent du Gheer afin d’y établir son quartier général de combat, à moins de cent mètres des lignes ennemies.

Sources :
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