Les vieux toutes les 4 semaines.

C’est l’anniversaire de l’explosion de la rue de Wervicq, un souvenir encore vif dans les esprits.
Dans toute la ville, la question des logements devient de plus en plus pesante. Les autorités passent de maison en maison, déplacent les habitants, réquisitionnent des lits. Cette menace permanente — cette véritable épée de Damoclès — inquiète chacun : viendra-t-on bientôt dans notre rue ? Les soldats, après une alerte, sont rentrés brièvement avant de repartir vers les tranchées, rappelant la proximité constante du front.
À Comines, de nouvelles obligations sont imposées : tous les hommes doivent désormais répondre à l’appel. Ceux de moins de cinquante ans sont convoqués chaque semaine, les plus âgés une fois toutes les quatre semaines, renforçant encore le contrôle exercé sur la population.
Du côté de Vlamertinghe, un avion anglais est abattu, mais son pilote s’en sort avec quelques blessures, échappant de peu à la mort.
Sur les hauteurs de Kemmel, un officier britannique vient en reconnaissance. Il prépare le repositionnement de ses hommes quittant le secteur de Hill 60 pour être envoyés sous la crête de Wijtschate, où ils doivent relever les troupes canadiennes. Ce secteur, jugé plus calme, doit leur offrir un répit bienvenu. Pourtant, depuis le sommet du mont Kemmel, il constate que la bataille fait toujours rage du côté de Saint-Éloi, à seulement quelques centaines de mètres de leur future position — preuve que, même dans les zones dites « calmes », la guerre reste omniprésente.
