Grogne à propos du charbon

Deux ballons captifs passent à très basse altitude
Vers 7 heures du matin, deux ballons captifs passent très bas, à peine plus haut que les maisons. Ils avancent à grande vitesse et les crochets qui y sont suspendus arrachent sur leur passage des fils électriques et d’autres obstacles. On ne sait ce que cela signifie.
À partir d’août 1916, les ballons captifs sont reliés à un treuil automobile, ce qui leur permet de suivre les déplacements des armées et de s’approcher des lignes. Outre des appareils de téléphone et de T.S.F., l’observateur dispose d’une ancre, sorte d’échelle métallique articulée munie de crochets. Il peut la dérouler hors de sa nacelle lorsqu’il souhaite s’accrocher au sol et immobiliser son ballon en cas de danger.
C’est peut-être ce qui explique le passage des deux ballons à très basse altitude au-dessus de Comines. Leur grande vitesse semble indiquer que le vent est violent. On peut donc supposer que celui-ci les a arrachés à leurs treuils, les transformant ainsi en ballons libres.

Le petit pont est achevé d’un côté. On démolit l’ancienne partie pour la reconstruire. Pendant les travaux, les chariots ne peuvent plus l’emprunter dans le sens de Comines Belgique vers Comines France. Ils doivent passer le long du canal et utiliser un pont situé au « Bonaparte ».
Une autre affiche précise que les piétons ne peuvent désormais traverser que par le grand pont, où deux sentinelles inspectent les moindres paquets.
À Comines France, de nouvelles affiches paraissent au sujet du chauffage des troupes, dont les frais sont à la charge de la ville.
Désormais, les habitants qui logent des officiers doivent se présenter pour déclarer leur nombre ainsi que celui des chambres occupées. Ils recevront alors une quantité de charbon suffisante pour huit jours, à renouveler à cette échéance.
Pourquoi faire payer la ville alors que les Allemands réquisitionnent le charbon de nos mines ?
À Proven, près de la place, les tentes anglaises s’étendent à perte de vue. Un peu plus loin se trouvent celles des soldats belges du 1er régiment de ligne et du 2e régiment de chasseurs.
