Des enterrements en musique.

On peut désormais constater les dégâts causés par les obus : rue de Quesnoy, rue Basse-Bretagne, maisons détruites, Café du Beffroi, blanchisserie Vandewynckèle, chez Madame Charles Catteau, au jardin Meurillon, etc.

Parmi les civils blessés, on ne déplore qu’un seul cas : une petite fille habitant rue de Quesnoy. Elle était couchée au moment de l’explosion et n’a été que légèrement atteinte.
Tous les deux jours environ, des convois funèbres en musique passent, venant du lazaret de la rue de Wervicq et se dirigeant vers le cimetière de Comines France. Il arrive que l’on compte jusqu’à six grands cercueils à la fois.
La journée d’hier était, pour les Français, consacrée au contrôle du recensement effectué maison par maison. La population recensée s’élève à 7.500 habitants. Dans les habitations où le mobilier n’avait pas encore été réquisitionné, les autorités allemandes sont revenues dans l’après-midi afin d’enlever ce qu’elles jugeaient nécessaire.
À Wervicq, les obus tombés ont causé des dégâts considérables ; hélas, on y déplore également des victimes civiles.
