Grand mouvement de troupes.

Un grand calme règne ces jours-ci ; à peine entend-on le canon. Pourtant, d’importants mouvements de troupes sont signalés, principalement d’artillerie, ce qui laisse pressentir de nouveaux préparatifs.
À la brasserie, les discussions reprennent avec deux soldats occupés à arracher du feuillage ; ils persistent à saccager le jardin. On tente de les conduire à la Kommandantur, mais ils s’y refusent, l’un d’eux allant jusqu’à prétendre avoir été saisi violemment à la poitrine.

On parle beaucoup de Verdun, sans disposer d’informations précises. Ce qui est certain, c’est que, depuis la réorganisation opérée par le général Philippe Pétain, nouveau commandant en chef du secteur, les troupes françaises, conformément à l’ordre de tenir à tout prix sur la rive droite de la Meuse, résistent avec ténacité. Les renforts affluent et, malgré des attaques d’une grande violence sur l’ensemble du front, les forces allemandes sont contenues. Le fort de Douaumont demeure toutefois entre leurs mains. 1
Dans la banlieue parisienne, un dépôt de munitions explose au fort de la Double-Couronne, à Saint-Denis.
Sources :
- NDLR : Les Français ne le reprennent qu’à partir du 22 mai ; reperdu le 25, il est reconquis le 24 octobre et définitivement dégagé le 15 décembre 1916. Verdun, comme Ypres, ne tombe jamais aux mains allemandes. ↩︎
