Survol de 20 avions

Le ciel se couvre progressivement de nuages au cours de la journée. Malgré ce temps plus sombre, vers 14 heures, plusieurs avions alliés apparaissent en direction de Wervik. Peu après, d’autres appareils arrivent de toutes parts et se dispersent au-dessus de Comines et des environs.

Leur nombre est exceptionnel : les témoins en comptent entre vingt et trente. Cette concentration est telle que la défense antiaérienne allemande ne peut engager tous les appareils simultanément. Certains avions évoluent ainsi pendant plus de dix minutes sans être véritablement inquiétés, profitant de la saturation des batteries installées autour de la ville.

Les habitants redoutent un nouveau bombardement. Pourtant, aucune bombe n’est larguée. Ce répit n’apporte toutefois aucun soulagement : chacun craint désormais que l’attaque ne soit simplement différée et que la soirée ou la nuit ne réserve de mauvaises surprises.

À Comines France, les fidèles sont particulièrement nombreux au salut du Saint-Sacrement ainsi qu’aux visites liées à la Portioncule, célébrée en ce début du mois d’août. L’église apparaît plus que jamais comme un lieu de recueillement, mais aussi comme un refuge moral face aux angoisses quotidiennes provoquées par la guerre.

Intérieur de l’église de Comines France – Fonds SHCWR

En début de soirée, un spectacle est devenu presque habituel : le ballon captif allié s’élève dans le ciel au-dessus de l’Ouderdom. Utilisé pour l’observation des lignes allemandes, il témoigne de l’intense activité militaire qui se poursuit autour d’Ypres, tandis que les habitants de Comines vivent dans l’attente permanente du prochain bombardement.

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