Comines à nouveau bombardé

La nuit est calme, mais le sommeil reste agité. Seuls les enfants dorment profondément, insouciants, comme protégés de tout. La Providence semble encore veiller sur la ville, même si l’idée d’une évacuation, impensable à accepter, plane dans les esprits.

Dans l’après-midi, le caporal chargé des ouvriers militaires et civils de la brasserie demande à visiter la cave pour y loger des soldats en cas de nouveau bombardement. La cave est déjà encombrée par les réserves des propriétaires, et l’on croit d’abord que rien ne suivra. Pourtant, vers 17 heures, une nouvelle salve d’obus éclate. Aussitôt, ouvriers et soldats envahissent la cave, vidant à la hâte 2.500 kilos de charbon, des bouteilles, des fûts et divers objets. En peu de temps, tout disparaît. Les habitants doivent se contenter de la petite cave à vins, où ils se retrouvent à huit. Ce soir-là, une dizaine d’obus tombent encore, la plupart sur Comines-France.

Un avion allié traverse le ciel, les habitants sortent dans les rues, comme pour montrer que Comines n’est pas une ville abandonnée par ses civils.

THE FRENCH AIR ON THE WESTERN FRONT, 1914-1918 (Q 58353) A Caudron tractor biplane in flight at the Rosnay aviation park, 31 August 1915. Copyright: © IWM. Original Source: http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/205307582

La nuit venue, il faut laisser les portes de la cour et de la cave ouvertes pour que les soldats puissent y trouver refuge si besoin. Chacun regagne néanmoins sa chambre.

Sources :

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