Victoire au fort de Douaumont.

Madame Dumont et Henry Dumortier, accompagnés de Gérard, l’interprète communal, se rendent chez le commandant de la place pour demander à recevoir leur part de malt au prorata des déclarations de 1913, comme l’indiquait Le Bien public.
Le commandant prétend toutefois que la répartition se fait par tête d’habitant. Il estime que, pour Comines, la quantité délivrée pour toute l’année ne dépassera pas 2 000 kg, qu’il répartira entre les trois brasseurs en fonction de l’importance de leurs brasseries.
Ils demandent à pouvoir faire travailler ce malt chez Jean Dumortier, sans parler de Van Elslande. Il sera toujours temps d’y revenir par la suite.
Le commandant promet de se renseigner et de leur communiquer toutes les informations utiles.
Madame Dumont et Henry font valoir que les brasseurs de Wervicq vendent de la bière à Comines. Deux anciens garçons brasseurs de Dumont et de Van Elslande se rendent ainsi plusieurs fois par semaine à Wervicq, accompagnés d’un soldat, pour y chercher une camionnée de bière au prix de 27,50 francs. Ils la revendent ensuite à Comines Belgique et Comines France au prix de 31,40 francs.
Van Elslande livre également de la bière en France, au prix de 30 francs pour les deux Comines, tandis que Jean fournit de la bière sans grain, en France comme en Belgique, à 28 francs.
La douane allemande étant plus sévère que celle d’avant-guerre et rien ne pouvant franchir la frontière, il est étonnant qu’une exception soit faite pour la bière.
À Poperinghe, le couvent des Bénédictines est en feu. Les Anglais en avaient fait un grand lavoir. Des motocyclistes armés de mitrailleuses traversent la ville. Cela faisait longtemps qu’on n’en avait plus vu.

NDLR : image d’illustration mais qui représente bien la charge de travail que représente la lessive pour la troupe !
Chaque brigade de l’armée anglaise compte quatre aumôniers : deux protestants, un catholique et un presbytérien ou non-conformiste. Dans une brigade où les catholiques représentent plus de la moitié des effectifs, comme chez les Irlandais, on en compte deux catholiques, un protestant et un presbytérien.
Les Français reprennent le fort de Douaumont.
Sources :
Référence :
Lieu :
- Comines – Belgique
- Comines – France
- Poperinghe
