Présent à l’appel.

Il tombe une neige fine qui fond aussitôt en touchant le sol. La journée demeure calme ; le soir, quelques coups de canon viennent seulement troubler le silence.

Aujourd’hui a lieu, à 16 heures dans la rue Masson, l’appel des hommes de trente à quarante ans. Le froid est mordant et l’appel se fait en pleine rue, en commençant par les plus âgés. Deux hommes ne doivent plus se présenter : un sourd-muet et le boiteux Rousseau. Les autres devront désormais comparaître chaque semaine à la même heure. À l’appel de leur nom par le garde champêtre ou un employé civil, chacun passe devant un officier assisté de deux gendarmes, puis se range en ligne ; lorsque le groupe atteint une trentaine d’hommes, le signal du départ est donné.

À Comines, un large placard est apposé sur les murs du beffroi, enjoignant les militaires de suivre scrupuleusement les règles d’hygiène. Il leur est recommandé de ne pas acheter de nourriture auprès de civils susceptibles de manquer de propreté et de ne pas abuser des « filles » afin d’éviter les maladies contagieuses — avertissements accompagnés de détails d’une crudité choquante.

Beffroi de Comines – France – Fonds SHCWR

On signale une forte activité du côté de Steenstraete et de Pilkem.

Sources :
Référence :

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