Le pain n’est pas bon.

Il a été pratiquement impossible de dormir. Toute la nuit, le canon a tonné sans relâche et, ce matin encore, le bombardement se poursuit. Ce n’est que vers 10 heures que son intensité semble quelque peu diminuer.
La pluie continue de tomber. Quel temps détestable ! Ajouté aux événements que nous vivons, il n’y a vraiment rien qui puisse égayer les esprits.
Hier soir, un commencement d’incendie s’est déclaré à l’usine Villard, sans que l’on sache encore précisément l’étendue des dégâts.
Le pain est de qualité médiocre et contient une proportion importante de son. La bière n’est guère meilleure. Il faut dire que le malt atteint désormais le prix considérable de 250 francs en marks, soit environ 275 francs rendus sur place, sans compter les frais de transport. Malgré ces difficultés, Van Elslande envisage de reprendre le travail afin d’utiliser son matériel.

À Comines-France, les notables de la ville sont une nouvelle fois convoqués afin d’examiner une nouvelle proclamation relative à la contribution de guerre exigée par les autorités allemandes. La question continue de susciter de vives inquiétudes au sein de la population.
Sur le front, les combats restent particulièrement violents. À Zillebeke, une attaque britannique permet la capture d’environ 1.200 soldats allemands, qui sont acheminés vers l’arrière pour être interrogés, notamment dans la région de Reningelst.
Plus au nord, après de furieux affrontements, les Canadiens parviennent à reprendre la Côte 62 aux Allemands. Cette position dominante, âprement disputée depuis plusieurs jours, retrouve ainsi son importance stratégique dans la défense des approches d’Ypres.
Sources :
Référence :
- Tome 12 – SHCWR
- La Guerre
- Journal de Guerre
Auteur :
- Dumortier Henry
- Bernard Vernier
- Achiel Van Walleghem
Lieu :
- Comines – Belgique
- Comines – France
- Zillebeke/Reninghelst
