Réquisition d’un jardin.

Il fait particulièrement froid.
Les travaux de construction des baraquements commencent à la brasserie Dumortier. Les quatre grands puits disséminés dans le jardin, indispensables au fonctionnement de la brasserie, risquent désormais d’être contaminés par cette proximité. C’est la première fois qu’un jardin privé est ainsi réquisitionné, alors que la maison, la cour et la brasserie sont déjà occupées par les militaires. Il ne reste plus aux propriétaires que la cuisine et quelques chambres à coucher.
Les soldats allemands, conscients du désarroi des habitants, les narguent ouvertement.
À Comines, côté français, on fait le bilan : depuis le début de l’occupation, pas moins de 560 obus sont tombés sur la ville.

Derrière les lignes alliées, on commence à installer des systèmes de communication phonique sans fil, utilisant des antennes de 25 mètres de hauteur, signe de l’évolution rapide des techniques militaires.
À Verdun, une terrible explosion accidentelle se produit dans le fort de Douaumont. Plus de 500 soldats allemands y trouvent la mort, à la suite d’une mauvaise manipulation de grenades et de munitions, catastrophe dramatique au cœur de la bataille.
