Trois ballons captifs

Le canon tonne toujours avec force durant la nuit, souvent en un roulement continu. Après tant de mois de guerre, les habitants s’y sont habitués et parviennent malgré tout à trouver le sommeil.

THE GERMAN ARMY ON THE WESTERN FRONT: 1916 (Q 45481) A General’s Headquarters at Zandvoorde. Copyright: © IWM. Original Source: http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/205080349

Vers 20 h 30, de violents tirs antiaériens, partis de très près, attirent l’attention de la population. Les acclamations des soldats laissent rapidement penser qu’un avion ennemi vient d’être abattu. En réalité, ce sont les ballons d’observation allemands de Sainte-Marguerite puis de la Carotte qui sont touchés. Le second est parfaitement visible : entièrement enveloppé de flammes, il descend rapidement, retenu par ses câbles. On distingue nettement son observateur qui parvient à s’échapper en parachute.

Plusieurs témoignages rapportent que les aviateurs britanniques ont utilisé des bombes au phosphore pour incendier ces ballons captifs. Les récits divergent quant au nombre exact de destructions, évoquant tour à tour un, deux ou trois ballons abattus, preuve de la confusion qui règne après ces attaques spectaculaires.

Du côté de Wijtschate, trois autres ballons captifs allemands sont également détruits par les flammes lors d’attaques menées par l’aviation britannique, infligeant un nouveau revers aux moyens d’observation de l’ennemi.

Victime civile :

Henri Devroede, né à Warneton le 21 septembre 1848, décède aujourd’hui à 10 heures à Ploegsteert, à l’âge de 68 ans. Alors qu’il démariait des betteraves avec son fils Omer dans un champ situé près de la ferme de la Robarderie, il est frappé à la tête par un éclat de shrapnel. Son fils le transporte sur son dos, en empruntant les tranchées, jusqu’au poste de secours britannique du Touquet, mais Henri Devroede succombe à ses blessures avant son arrivée.

Sources :

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