Très très bas.

Chaque nuit, les combats sont très violents. Hier est passé un avion allié à une altitude extrêmement basse ; jamais nous n’en avions vu voler si bas.

Aujourd’hui, il pleut, donc pas d’aéros.

Nos propriétés ne semblent pas encore avoir suffisamment souffert des dégâts occasionnés par les soldats : les civils s’y mettent aussi. Ainsi, N… enlève, sans prévenir, les tuiles du « Jeu de boules de l’Est », au café du « Bœuf ».

À Comines France, un boucher avait acheté pour 300 marks un cheval allemand abattu après un accident. N… et N…, par l’intermédiaire d’Austreig, parviennent à l’enlever pour 460 marks et revendent ensuite la viande à 7 francs le kilo.

THE BRITISH EXPEDITIONARY FORCE ON THE WESTERN FRONT, 1914-1915 (Q 61643) Dead horses in the rubble-strewn sqaure outside the ruined Cathedral at Ypres, March 1915. Copyright: © IWM. Original Source: http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/205026952
NDLR : Image d’illustration prise à Ypres

À citer encore parmi les exploiteurs : la femme N… (poissons), N…, pâtissier et d’autres abusent également des prix.

Pour les chaussures, par exemple, il faut payer jusqu’à 45 francs. Les œufs sont payés 0,45 franc chez certains fermiers ; d’autres estiment que le prix de 0,35 franc est suffisant.

Dans la Somme, les combats sont acharnés dans le secteur de Vermandovillers.

Sources :
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