Un combat d’artillerie acharné.

Très tôt, des aéros apparaissent au-dessus de la ville; on ne tire guère sur eux. Vers 9 h, un combat d’artillerie acharné commence.
À la brasserie Dumortier, les civils nettoient et lavent les fûts. On apporte du malt provenant de la brasserie Dumont où le travail doit être arrêté, afin de pouvoir recommencer ici. Voilà près de deux mois que la brasserie est inactive. Dans l’après-midi, le sous-officier revient également pour la cave et prévient que, faute de réponse, il commencera les travaux dès demain. Il devient presque impossible de s’y opposer.
En France et en Belgique non occupée, les achats effectués par les militaires anglais se font au début de la guerre en pound sterling. La petite monnaie venant à manquer, les marchands français et belges adoptent des papier-monnaies certifiés par les chambres de commerce de Bailleul, Saint-Omer, Boulogne, Calais, Dunkerque, Rouen, Amiens et Abbeville. Au fil du temps, ces billets s’abîment à tel point qu’il faut les recoller, ce qui vaut à ces papiers le surnom de « chiffons » (slunsen). Plus tard, les soldats anglais touchent leur solde en argent français, ce qui simplifie leurs achats.
Premier test en Angleterre des tanks

