Du beurre dans la brasserie.

Les mouvements de troupes et de camions automobiles deviennent de plus en plus nombreux, surtout durant la nuit.
Les nuits sont également marquées par d’intenses fusillades, même si le canon se fait moins entendre.
Une nouvelle affiche rappelle que tous les bons de réquisition doivent être remis à la Kommandantur avant la fin du mois, faute de quoi ils ne seront plus remboursés.
À la brasserie, la fabrication de beurre et de fromage se poursuit. Le petit-lait sert à nourrir une vingtaine de cochons placés chez Louis Mahieu par les Allemands.
La production de limonades est arrêtée depuis quinze jours, les sirops n’arrivant plus. On ne fabrique désormais plus que de l’eau gazeuse.
Le capitaine logé à la brasserie Dumortier est revenu et reprend possession de son ancienne chambre. Le docteur qui l’occupait n’est pas encore rentré, ce qui entraîne un nouveau déménagement de meubles. Quant à la salle à manger, utilisée jusqu’ici comme chambre par le lieutenant du capitaine, elle sert provisoirement de chambre noire pour le développement de photographies.
Toute publication jugée offensante envers l’armée allemande est désormais passible d’une amende de 5 000 francs ou d’une peine de prison.
Pendant ce temps débute, dans le Trentin, l’offensive austro-hongroise contre l’Italie, connue sous le nom de Strafexpedition.
Ypres et ses ruines

