Pas assez de formulaires.

On tire encore durant la nuit, comme en témoigne le va-et-vient du service d’ambulance, signe discret mais constant de combats tout proches.

Pendant la messe de 7 heures, des soldats viennent effectivement prendre des chaises à l’église du couvent, confirmant les craintes évoquées la veille.

À la douane, les contrôles se durcissent encore, notamment pour le passage des vivres. Mademoiselle Carmen Lepoutre est ainsi arrêtée en possession de graisse provenant de la mairie. Du côté des certificats d’identité, la confusion règne : au coin de Wervicq-Sud, tous les passants sont arrêtés et conduits à la Kommandantur. Le bourgmestre doit intervenir pour expliquer que les autorités allemandes n’ont pas fourni suffisamment de formulaires, laissant de nombreux habitants dans l’impossibilité de se conformer aux exigences.

Militaires allemands Hotel de ville de Wervik – Fonds SHCWR

Dans l’après-midi, l’autorité communale procède à des visites domiciliaires chez les boulangers. L’un d’eux refuse de se soumettre au contrôle : il s’oppose à l’inspection de ses greniers et de ses registres, et va jusqu’à insulter Adolphe Van der Mersch. En conséquence, sa boulangerie est immédiatement fermée jusqu’à nouvel ordre.

Ainsi, derrière un calme apparent, la pression administrative et les contraintes du quotidien ne cessent de s’accentuer pour la population.

Sources :
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