Du côté de Saint-Eloi.

Dans la journée, on procède à des essais de grenades. Hier soir, une explosion a retentit du côté de Houthem, suscitant une vive inquiétude parmi la population.

De nouvelles restrictions apparaissent. Les bouchers ne sont plus autorisés à abattre les bêtes. Les fermiers, quant à eux, sont avertis que toute vache ne produisant plus de lait sera échangée par les autorités allemandes contre une autre encore productive, signe d’un contrôle toujours plus étroit des ressources.

Dans les villes de Lille, Roubaix et Tourcoing, de nombreux hommes et femmes âgés de 17 à 35 ans sont arrêtés et envoyés vers Valenciennes et au-delà, pour être employés au travail forcé.

À Comines France, on apprend que la cheminée de la sucrerie du Pont Rouge a été détruite par un obus anglais. Elle servait en effet de poste d’observation aux Allemands, offrant une vue dominante sur toute la ligne aux environs de Frelinghien.

Soldats allemands devant la sucrerie – Fonds SHCWR

Dans l’après-midi, a lieu la distribution d’objets par le comité hispano-américain, apportant un soutien matériel bienvenu.

Enfin, du côté français, on note la création du journal des tranchées L’Ancre rouge, témoignage de la vie et de l’esprit des soldats au cœur du conflit.

Sources :
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