Comme hier

Dans la matinée, Comines – France est de nouveau la cible d’un bombardement. Des obus s’abattent en divers points de la ville : l’un éclate près du cabaret Le retour du chasseur, sur la route de Sainte-Marguerite, d’autres atteignent l’hôpital et la ferme Grave, du côté français.

Saint Marguerite Comines France – Fonds SHCWR

À Roncq, un avion allié parvient à descendre deux appareils ennemis. Très tôt déjà, plusieurs aéroplanes ont survolé la région, essuyant un feu nourri ; un combat aérien s’engage même au-dessus de nos têtes. Le reste de la journée se déroule dans un calme relatif.

Dans l’après-midi, un sous-officier vient récupérer les derniers effets du colonel. Sur présentation d’un bon, il réclame également les draps du lit. Les chambres doivent en effet rester prêtes à recevoir les officiers qui résident pour l’instant au Blanc Coulon.

Mais à la tombée du soir, le fracas reprend. Vers 22 h, des obus passent de nouveau en direction de Comines-France. À la brasserie Dumortier, les soldats envahissent les caves, y installant leurs paillasses sous la direction du chef. Celui-ci avertit que habitants doivent aussi se mettre à l’abri : le bombardement de Comines semble imminent. Les enfants sont descendus dans la cave à vins, où Magdeleine passe la nuit. La garde-couche, les bonnes et Henry Dumortier doivent se contenter de chaises pour tenter de dormir. Dans la cave attenante, une vingtaine de soldats s’entassent et ronflent, mais la nuit est loin d’être tranquille : les ouvriers civils, réfugiés un moment dans les souterrains, ont repris leur travail à la faveur de l’obscurité. Le bombardement, heureusement, n’aura duré qu’une heure, onze obus au total, dont certains sont tombés tout près, éclatant avec un vacarme effrayant.

Pendant ce temps, au loin, un nouvel événement s’ajoute à la chaîne des bouleversements européens : l’Italie déclare la guerre à l’Empire ottoman.

Sources :

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