Deux femmes tuées.

Temps splendide depuis plusieurs jours, favorisant une intense activité aérienne. Les combats dans le ciel se multiplient et, vendredi, un avion allemand est tombé du côté du Godshuis, près des casernes.

Quel supplice pourtant de bénéficier d’un si beau temps sans pouvoir se déplacer librement.

Dans l’après-midi, l’adjudant de la Kommandantur revient inspecter la maison de la brasserie Dumortier avec toute sa suite. Il fait inventorier la baignoire, visite les caves de la brasserie ainsi que les baraquements du jardin, puis passe à plusieurs reprises dans les maisons voisines, sans donner la moindre explication.

Les officiers et les ordonnances installés dans le casino du père Dumortier profitent largement du jardin durant la journée.

Par ce ciel dégagé, seuls les ballons captifs semblent immobiles ; on peut en compter une dizaine dans les airs. Vers 17h30, un combat aérien éclate au-dessus de la ville. Soudain, deux avions paraissent descendre précipitamment, poursuivis par quatre autres, en direction de Ten-Brielen. Des hourras éclatent un peu partout et même le concert militaire s’interrompt quelques instants. Mais le calme revient rapidement lorsqu’on apprend que l’un des appareils touchés appartient aux Alliés et l’autre aux Allemands. Plus tard, on saura qu’ils ont atterri près de Zandvoorde.

Dans la soirée, des obus tombent à nouveau, cette fois en direction de Bas-Warneton, provoquant un vacarme épouvantable. Un shrapnel tiré contre des avions n’explose pas et, en retombant rue de la Gare à Comines France, tue deux femmes.

À Comines France, on raconte que l’avion allié tombé près de Ten-Brielen était britannique. Les deux aviateurs auraient réussi à poser leur appareil en douceur et seraient indemnes.

Vers 23 h, un incendie se déclare derrière l’usine Cousin ; les pompiers accourent tandis que les reflets rouges illuminent le beffroi dans la nuit.

Vue de la rue de la République vers la place, à gauche l’usine Cousin, au fond le beffroi – Fonds SHCWR
Sources :
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