Des bombes sur le Godshuis.

Le canon tonne avec intensité. Il paraît qu’une grande offensive anglaise est désormais engagée sur tout le front violemment bombardé la veille. Les combats prennent une ampleur considérable.

À Comines France, l’émotion reste vive après le bombardement de la veille. Le fils Catteau, fermier et garçon-boucher, grièvement blessé, succombe à ses blessures à l’ambulance de Bousbecque. Les funérailles des huit victimes civiles sont fixées au lendemain à 8 heures.

Rue de la république juillet 1916 – Fonds SHCWR

À Lille, une bombe est tombée sur l’église Saint-Sauveur, rappelant que les villes de l’arrière ne sont plus épargnées.

Le ciel reste très animé tout au long de la journée par de nombreux avions. Les trains continuent cependant à circuler entre Comines et Houthem, malgré la proximité du front.

À Comines France, une foule considérable accompagne les funérailles de Joseph Desprez, le jeune ouvrier noyé quelques jours plus tôt dans la Lys alors qu’il travaillait sur un pont.

À La Clytte, une altercation éclate au cabaret De Mane entre soldats belges et britanniques. La dispute dégénère en bagarre et quelques coups de feu sont tirés, sans faire de victimes ; l’incident ne laisse finalement que quelques contusions et bosses.

Au château de la Lovie, près de Poperinge, le prince de Galles reçoit la visite de son frère, officier de marine, tandis que le domaine continue d’abriter son quartier général durant les opérations en Flandre.

Sources :
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