Couvre feu

Dès 8 heures, malgré un temps sombre et bas, quatre aéros survolent la région et inspectent les lieux en tous sens. Leur présence rappelle que le danger ne vient plus seulement du sol, mais aussi du ciel.

La Ville et les particuliers ne peuvent désormais plus disposer des chevaux du voiturier Wyffels sans une autorisation expresse de la Commandantur. Les restrictions se resserrent encore un peu plus sur la vie quotidienne.

La Ville décide de faire expertiser les dégâts subis par les particuliers lors de l’explosion du 27 décembre 1915. Partout, on tente d’évaluer l’ampleur des destructions, alors que les réparations provisoires tiennent encore mal face aux intempéries.

Le canon gronde tout l’après-midi, sans interruption notable. À cette menace permanente s’ajoute une nouvelle contrainte : il est désormais défendu de sortir après 16 h 30. Les rues se vident plus tôt que jamais, renforçant le sentiment d’enfermement.

Pendant ce temps, la presse étrangère continue d’observer le conflit. The Times signale que le maréchal French pourrait être élevé au rang de Vicomte d’Ypres, en reconnaissance du rôle joué par son armée pour avoir barré la route de Calais aux Allemands.

Marshal Sir John French / Public domain – Wikimedia Commons
Sources :
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