Sans obus.

La journée se déroule sans bombardement, mais la population n’ose plus s’attarder dehors. Depuis les attaques des jours précédents, chacun vit dans la crainte qu’un nouveau déluge d’obus ne s’abatte sur la ville. Les promenades sont écourtées. « Quelles inquiétudes, mon Dieu ! » résume le sentiment général.
À Comines France, un conseiller municipal de Quesnoy, son épouse et leur fils sont arrêtés et emprisonnés. Le motif paraît dérisoire : une baïonnette datant de 1812, conservée comme souvenir, ainsi qu’un canon de fusil et quelques cartouches abandonnés par d’anciens logeurs allemands ont été découverts à leur domicile.
À Reninghelst, une messe est célébrée pour les soldats canadiens-français du 22ᵉ Bataillon, cantonnés dans un camp près du village. Précédés par leur musique militaire, les hommes gagnent la petite église où l’aumônier Desjardin, vicaire de Québec, célèbre l’office avec l’assistance du père Doyon.
À Bailleul, le célèbre beffroi domine toujours la ville. Malgré les combats qui se rapprochent, son clocher se dresse encore fièrement, à peine marqué par deux impacts de grenades.

Sources :
Référence :
- La Guerre
- Tome 12 – SHCWR
- Journal de Guerre
Auteur :
- Bernard Vernier
- Achiel Van Walleghem
- Dumortier Henry
Lieu :
- Comines Belgique
- Reningelst
- Bailleul
