Trop calme.

Il fait toujours aussi calme sur le front. Que se prépare-t-il ?
Pour les vivres, nous sommes de plus en plus exploités par certains civils. N… et N… auraient, paraît-il, par l’intermédiaire d’Austreig, acheté aux Allemands pour 1 300 francs un cheval tué par les bombes jeudi et, au lieu de le vendre à Comines, auraient obtenu l’autorisation de le céder à Tourcoing pour 2 000 francs.

Certains achètent également dans les cantines du sucre, du café et des œufs, qu’ils revendent à des prix exorbitants. On cite notamment du sucre acheté 1,25 franc et revendu 6 francs.
Plusieurs cabarets sont ouverts aux civils. La Ville avait demandé qu’ils puissent tous ouvrir, mais le commandant a répondu qu’il avait constaté que beaucoup d’hommes étaient ivres dimanche, lors de l’appel.
Dix avions français bombardent les « forges de Bruges » avec 60 bombes de gros calibre. Les aéros ont lancé leurs bombes d’une hauteur de seulement 400 à 800 mètres, en pleine nuit.
Les Australiens renforcent les effectifs alliés en installant trois divisions d’infanterie du côté de Dickebusch. De leur côté, les Canadiens de la 4e Division se positionnent entre La Clitte et Kemmel.
Sources :
Référence :
- Tome 12 – SHCWR
- La Guerre
- Journal de Guerre
Auteur :
- Dumortier Henry
- Bernard Vernier
- Achiel Van Walleghem
Lieu :
- Comines – Belgique
- Bruges
- Dickebusch/ La Clitte, Kemmel
