Réquisition à la Brasserie Omer Dumortier.

Lors de l’appel d’aujourd’hui, concernant les hommes âgés de 40 à 50 ans, dix volontaires sont demandés. Personne ne se présente. Quatre ouvriers reçoivent chacun une amende de 30 marks.

Vers 13 h 30, quelques bombes sont larguées par des avions du côté de Ten-Brielen.

Parmi les civils employés à la limonaderie, qui ont beaucoup de temps libre et discutent fréquemment avec les servantes, l’un d’eux s’est épris de l’une d’entre elles. Les conversations entre eux deviennent suffisamment fréquentes pour que les patrons doivent leur faire quelques remarques. En temps de paix, il aurait suffi d’avertir les parents pour dégager leur responsabilité. Mais dans les circonstances actuelles, comment faire ? Les parents sont à Gheluwe.

Dans une autre famille, une cuisinière originaire de Lauwe est enceinte de quatre mois d’un officier. Elle va partir. Jusqu’à présent, elle avait toujours prétendu être indisposée.

Dans l’après-midi, on vient chercher les cuivres à la brasserie Dumortier. Le matériel représente au total 1 544 kg de cuivre et est envoyé à la gare de Comines France.

Vers 19 h 30, nous entendons le départ d’un obus. Nous pensons qu’il va tomber du côté de Warneton, mais son sifflement se rapproche rapidement. Il semble même que l’obus va tomber sur le centre de Comines. Deo gratias ! Il tombe finalement du côté de la gare. Six obus se succèdent ainsi, à intervalles assez rapprochés.

Les officiers qui logent habituellement à la brasserie doivent normalement revenir après douze jours passés dans les tranchées, pour y séjourner six jours. Ils ne sont finalement pas revenus.

À Comines France, le 210e régiment se prépare à partir. Il se dit qu’il serait envoyé en Russie.

À Dikkebus, arrivée de la 4e Division canadienne, débarquée deux jours auparavant au Havre en provenance d’Angleterre.

Avec l’aimable autorisation de Jean Michel Martin – www.carto1418.fr
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