Les récoltes sont compromises.

Les nuits alternent entre de violentes canonnades, des fusillades et des rafales de mitrailleuses, puis des périodes de calme relatif. Cette instabilité du front rythme désormais le quotidien des habitants, partagés entre l’espoir d’un répit et la crainte d’une nouvelle offensive.
À Comines-France ont lieu les premières communions. Une quarantaine d’enfants se pressent à l’église pour recevoir le sacrement, offrant à la population un rare moment de recueillement et de normalité au milieu des épreuves de la guerre.
Les autorités allemandes ordonnent également la réquisition des batteries de cuisine en cuivre. Comme tant d’autres métaux déjà saisis depuis le début du conflit, ce cuivre est destiné à l’effort de guerre, privant encore davantage les habitants de biens devenus indispensables à la vie quotidienne.

Pendant ce temps, sur l’ensemble du front occidental, les combats se poursuivent sans véritable changement décisif, tandis que la pluie persistante et le froid inhabituel pour la saison aggravent les difficultés des populations civiles comme des soldats.
