Construction de baraques.

Cette nuit, une grande quantité de bois destinée à des baraquements est déposée dans le jardin de la brasserie Dumortier. Il est prévu d’y construire trois baraques, ce qui suscite une vive inquiétude parmi les habitants : que vont-ils devenir, privés à la fois de leur maison et de leur jardin ? Une plainte est immédiatement rédigée.
Dans l’après-midi, une équipe de soldats arrive pour entamer les travaux. À plusieurs reprises, l’adjudant commandant de place vient inspecter les lieux. Malgré les protestations, rien n’y fait : la palissade est abattue, les parterres de légumes détruits. La construction débute, lorsque survient un retournement inattendu : un soldat des limonades revient de l’intendance de Bousbecque, où la plainte a été déposée. Vers 17h, les travaux sont immédiatement interrompus. Pourtant, des chariots de bois continuent d’arriver, laissant planer l’incertitude.
Outre-mer, les troupes belges occupent Kigali, dans l’ancienne Afrique orientale allemande, marquant une avancée significative sur ce théâtre d’opérations lointain.
À Poperinge, les Britanniques entreprennent la construction de nouvelles routes afin d’éviter le centre-ville, fréquemment ciblé par l’ennemi. La plus importante de ces voies, qui survivra à la guerre, porte le nom de Switch Road.

Mort pour la patrie :
CASIER Henri, né à Bas-Warneton le 8 mars 1893. Premier sergent volon taire de carrière 1910, matricule 55920, rappelé sous les armes le 1er août 1914 au 10e Rgt de Ligne, décédé à l’hôpital de Calais des suites de ses blessures le 6 mai 1916. Médaille de la victoire, médaille commémorative de la guerre 1914-1918, croix civique de 2e classe, médaille de l’Yser.
