Un calme extraordinaire.

Un calme extraordinaire règne ces jours-ci ; à peine entend-on le canon. Pourtant, les routes restent animées par un incessant va-et-vient de troupes. Les cuirassiers quittent la région, tout comme la Kommandantur installée à Comines. Les unités partent par petits groupes à la fois de Comines et des environs, tandis que d’autres viennent prendre leur place : les 210e et 211e sont cantonnés en France, les 213e et 215e du côté de Comines.

À la brasserie Dumortier, le capitaine et les ordonnances qui y logeaient viennent de partir au front pour huit jours. Mais à peine sont-ils partis que, vers 21 heures, des soldats viennent réquisitionner leurs chambres : elles doivent désormais servir au commandant et aux ordonnances du 213e régiment, arrivés en éclaireurs avant le gros des troupes.

En attendant l’installation générale des unités, un bureau provisoire est aménagé dans la maison du brasseur. Dès lors, un va-et-vient incessant envahit les lieux, se prolongeant tard dans la nuit et reprenant déjà vers quatre heures du matin. La demeure se transforme ainsi, pour quelques heures, en véritable quartier de commandement improvisé.

Les Canadiens chassent les rats dans les bois de Ploegsteert en mars 1916 – Fonds SHCWR
Sources :
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