Essais de grenades à main.

Combat d’artillerie ; essais de grenades à main ; chocs terribles qui secouent toute la région.
Le soir, vers 17 h 30, trois obus aux départs saisissants passent au-dessus de la ville pour aller tomber du côté de Wervicq. À chaque impact, les maisons tremblent encore longtemps. Les Allemands bombardent ensuite avec insistance, à intervalles réguliers. Que nous réserve la nuit ?
Attaque allemande à Boezinghe.
À Dickebusch, les artilleurs belges venus en renfort sont regardés avec suspicion par les Britanniques. Ceux-ci s’étonnent en effet de constater que les Belges ne sont presque jamais pris pour cible par l’artillerie allemande, contrairement aux batteries anglaises. Selon le vicaire du lieu, l’explication est simple : les Belges prennent davantage de précautions et restent parfaitement dissimulés sous leurs camouflages, tandis que les Anglais circulent assez librement autour de leurs positions de tir.
À Poperinghe, passage impressionnant d’ambulances en direction du front. Musique en tête, des soldats britanniques montent en rangs de trois vers les lignes. À la gare, on décharge des canons. Motos et automobiles sillonnent les rues avec une intensité inhabituelle. Le temps se dégage et déjà cinq à six avions allemands survolent la ville.

Sources :
Référence :
- Tome 12 – SHCWR
- Ieper 1916 – 1917
- Journal de Guerre
Auteur :
- Dumortier Henry
- Ivan Vanherpe
- Achiel Van Walleghem
