Combats en Champagne.

On profite de l’enterrement de la belle-mère d’Henri Lemay pour se rendre au cimetière. Les abords sont délabrés : il n’y a plus d’arbres à l’entrée, plus de mur — ou plutôt il n’en subsiste qu’un pan, que des soldats achèvent de démolir. À l’endroit de l’explosion, un trou béant s’ouvre encore. Une forte odeur de cadavres arrive par bouffées.

Dès l’entrée, le cimetière offre un spectacle navrant. Les pierres des monuments forment un fouillis extraordinaire. Les tombes sont ébranlées, beaucoup sont ouvertes et, pour certaines, les cercueils sont visibles. Il paraît que des corps sont sortis de terre. Certaines familles ne retrouvent plus l’emplacement de leurs morts.

Cimetière Comines – Fonds SHCWR

Le canon tire sans arrêt durant tout l’après-midi, comme c’est le cas depuis plusieurs jours. Vers le soir, un certain calme s’installe, mais vers 21 h, le canon recommence à se faire entendre.

À Comines-France, la ration de pain est augmentée à 500 grammes par semaine.

De violentes attaques allemandes ont lieu en Champagne.

Sources :
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