Avions sur Comines

Dès 7 heures du matin, plusieurs avions survolent Comines. Ils ne larguent cependant aucune bombe.

Depuis quelques jours, civils et soldats travaillent au grand pont afin de le transformer en pont-levis. Au petit pont, les maisons voisines de celle de Jean d’Ennetières sont démolies pour permettre l’agrandissement de l’ouvrage ou l’aménagement d’un quai ; nul ne connaît encore la destination exacte des travaux.

Ponts Comines – Fonds SHCWR

Les civils remplacent de plus en plus les soldats dans les chantiers imposés par l’occupant. Certains sont envoyés à Warneton et jusqu’au Pont-Rouge pour travailler aux voies ferrées et décharger les wagons. D’autres sont affectés à Houthem et Hollebeke, où ils enlèvent, de nuit, les briques provenant des bâtiments détruits.

À Linselles, le conseil communal refuse de s’acquitter de la contribution de guerre exigée par les autorités allemandes. En représailles, le maire, Monsieur Bonenfant, ainsi que les conseillers communaux sont emprisonnés. Après huit jours passés au pain sec et à l’eau, ils maintiennent leur refus. Les Allemands menacent alors de déporter leurs épouses en Allemagne.

Les élus demandent à consulter leurs femmes avant de prendre une décision. Vingt habitantes de Linselles, issues de toutes les classes de la société, sont convoquées. En larmes, elles supplient leurs maris d’accepter le paiement de la contribution afin d’éviter une séparation forcée de leurs familles. Ce bras de fer illustre la pression psychologique exercée par l’occupant sur les autorités locales, utilisant les proches comme moyen de contrainte pour obtenir leur soumission.

Sources :

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