
Notre histoire
Suivez jour après jour les événements marquants de la Grande Guerre de 14-18 dans la région de Comines-Warneton, incluant les entités de Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton.
Pourquoi
War1418Krieg.be ?
La région de Comines-Warneton, comprenant Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton, est pratiquement coupée en deux dès le début du conflit de la Première Guerre mondiale. D’un côté, les forces allemandes ; de l’autre, les Alliés, incluant Anglais, Australiens, Néo-Zélandais, et bien d’autres. Entre les deux, la population locale tente de survivre au milieu des combats, essayant de protéger leurs vies et leurs habitations.
Le logo du site se compose du mot « War » en bleu d’un côté, et du mot « Krieg » en rouge de l’autre, avec « 1418 » entre les deux. Ce design symbolise parfaitement la situation : la guerre se trouvait au cœur des troupes, tout comme la région de Comines-Warneton se trouvait au centre du conflit. Un symbole puissant et évocateur.
Un devoir de mémoire pour se souvenir de …
La moisson est commencée.

Le bourgmestre se voit une nouvelle fois refuser l’autorisation de se rendre à Courtrai. Les autorités allemandes justifient leur décision en affirmant que les vivres sont malgré tout parvenus à Comines la semaine précédente. Le bourgmestre rétorque que seules les farines ont été livrées et que de nombreuses autres denrées doivent être achetées sur place. Il rappelle également qu’il lui faut pouvoir transporter les fonds destinés aux secours de la population, notamment ceux liés aux « bons jaunes ».
Face à cette situation critique, l’administration communale tente d’adresser, par l’intermédiaire de la Commandantur, une véritable lettre d’alarme au président du Comité de secours de Courtrai, M. Reynaert. Les autorités d’occupation refusent toutefois de transmettre ce courrier, exigeant qu’il soit rédigé personnellement par le bourgmestre, lequel devra en outre justifier avec précision les motifs de chacun de ses déplacements.
Les difficultés de ravitaillement deviennent dramatiques. Depuis plus de quinze jours, la population ne reçoit plus de viande fraîche et les pommes de terre sont introuvables. Quelques kilogrammes peuvent encore être obtenus ici ou là dans certaines fermes, mais ces trouvailles restent exceptionnelles. On s’interroge avec inquiétude :
« Qu’allons-nous manger ? »
Dans les campagnes, la moisson bat son plein sous le contrôle des autorités allemandes. Les récoltes sont menées activement au profit de l’occupant. Seuls Gheysen et Vandenbulcke poursuivent encore le travail du lin. Quant aux champs de pommes de terre, impossibles à récolter prématurément, ils sont régulièrement dévastés, aggravant encore la pénurie alimentaire.

Les obligations de travail forcé se poursuivent également. Lors de l’appel des hommes âgés de 40 à 50 ans, organisé le mercredi précédent, de nombreux absents avaient été relevés, certains n’ayant pu se présenter en raison des bombardements. Ils sont désormais convoqués à nouveau pour demain, à la même heure. Lors de l’appel des plus jeunes, une douzaine d’ouvriers supplémentaires est désignée pour travailler au service des autorités allemandes. D’après les rumeurs, de nouvelles réquisitions de main-d’œuvre sont déjà prévues pour demain, alimentant l’inquiétude de toute la population.
Sources :
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À bientôt pour de petites nouvelles du front…
Amitiés,
Guy et Paul
