Trois heures de bombardements

Depuis Voormezele jusqu’à la frontière française, l’artillerie anglaise se déchaîne pendant trois heures, puis entreprend un raid au cours duquel des prisonniers allemands sont ramenés.

À Comines-France, on subit le bombardement et on décrit la scène : le spectacle est extraordinaire. Des éclairs dansent précipitamment, par douzaines, de tous côtés. On n’entend qu’une espèce de sourd rugissement, comme celui de la mer, mais c’est bien le canon.
On se demande d’où tout cela vient : est-ce le jeu des réverbérations et des échos de combats plus lointains, ou cela vient-il du côté belge, où de nouvelles actions seraient engagées ?
