Fête de saint Chrysole

Fête de saint Chrysole. Grande affluence aux offices dans la chapelle, où l’on est serré comme des harengs en boîte. Les paroissiens de Comines font le « pirentche » — coutume purement cominoise qui consiste à tourner autour de la châsse de saint Chrysole en priant, durant la neuvaine de février. Faute de place, des soldats emportent le baldaquin hors de l’église ; il est installé sous le hangar Decoutere.
Toute la matinée, le pont-frontière est gardé par deux sentinelles supplémentaires. Tous ceux qui se rendent en France avec des marchandises sont arrêtés et contrôlés ; plusieurs personnes, dont Mademoiselle Schoutteten, sont conduites à la Commandantur pour s’expliquer au sujet de leur fraude.
Le soir, il est publié qu’il est désormais interdit de faire passer des vivres en France, principalement la viande et les œufs. Jusqu’à midi, l’entrée en France sans passeport avait été interdite à tout civil.
Il faut dire que les Français s’approvisionnaient largement en Belgique. Cette mesure fera-t-elle baisser le prix de la viande, qui est monté jusqu’à 6 francs le kilo ?
Les jours précédents, les gâteaux — éclairs, moka, savoie, tartes aux fruits — s’étalaient aux vitrines comme jamais on n’en avait vu. Les soldats fréquentent estaminets et épiceries, où ils consomment sur place café et pâtisseries.
Grosse affluence de soldats à la gare de Poperinghe.
À Saint-Omer, arrivée du premier escadron britannique de chasseurs DH2, engagé dans la lutte contre les avions Fokker allemands.
Sources :
Référence :
- Tome 2 – SHCWR
- Tome 12 – SHCWR
- La Guerre
- Ieper 1916 – 1917
